Paul Barjon : de Dumbéa aux USA

1/06/21
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Avec cette première victoire au Korn Ferry Tour, il passe ainsi de la quinzième à la sixième place dans l’antichambre de l’élite mondiale avec, peut-être un ticket pour le prestigieux PGA Tour. Portrait du plus Américain des Calédoniens.

Paul Barjon fait partie de ceux qui sont « tombés dedans ». Calédonien d’adoption, dès l’âge de sept ans le garçon fait ses premières armes au golf municipal de Dumbéa et ne cesse de progresser, vite… très vite même. À tel point qu’il se met dans la tête de rejoindre le haut niveau, alors qu’il est encore adolescent. En 2009, du haut de ses 16 ans, le jeune prodige du golf rejoint le pôle France, à Antibes. Une période durant laquelle il aura beaucoup appris aussi bien sur un plan technique que mental. 

L-Interview-Hors-Limites-Paul-Barjon

Sur le terrain, Paul a participé à des tournois internationaux en Europe et pu disputer deux championnats d’Europe par équipe et un championnat du monde. Mais son ascension ne s’arrêtera pas là. En 2012, il remporte le Scottish Amateur, puis trois tournois universitaires au Texas, où il poursuit des études à la Texas Christian University. 

En route pour le PGA

Pourquoi le Texas ? Une fois le bac en poche, Paul avait trois possibilités : rester en France pour passer joueur professionnel, continuer ses études, mais renoncer à sa passion ou se rendre aux États-Unis, décrocher une bourse d’études et découvrir le pays du golf le plus compétitif. 

Fidèle à son tempérament de fonceur, ça a « matché » et c’est ainsi qu’il s’est installé au Texas, même si la Calédonie reste ancrée dans son cœur.

Quatre ans plus tard, il passe joueur professionnel et décroche une victoire à la finale du PGA Tour Mackenzie. 

Entre les entraînements, les déplacements et aussi quelques défaites, tout n’a pas toujours été tout rose, mais Paul a su garder la niaque.

Et le 3 mai, le golfeur a franchi une nouvelle étape dans sa carrière avec son premier succès au Korn Ferry Tour. Le Cagou a arraché la victoire en play-off avec un eagle. « L’un de mes plus beaux coups », avait-il déclaré aux médias, mais surtout un grand pas vers le Graal du golf : le PGA Tour. 

Un rêve que Paul Barjon caresse depuis tout petit… Il lui reste une dizaine de tournois avant d’être fixé. Réponse en août…