Aymerick Gally en route pour les Jeux Olympiques

1/10/19
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Aymerick Gally en route pour les Jeux Olympiques

À 22 ans, le Nouméen s’est déjà fait une place dans le paysage de l’escrime tricolore. En 2020, il se voit bien passer son mois d’août à Tokyo.

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Crédit photo: EVAPAVIA

Aymerick Gally est du genre pressé. Alors, quand il débarque en janvier 2018 à l’Insep au sein du pôle France, impossible pour lui de se contenter de viser les Jeux Olympiques de 2024. C’était pourtant le plan, vu son jeune âge. « En escrime, l’épée est une arme de maturité, explique le Cagou de 22 ans. Mais les Jeux, c’est tous les quatre ans, on ne sait pas ce qu’il peut se passer en autant de temps. Alors je ne vois pas pourquoi je ne viserais pas une qualification dès l’an prochain. »
Une graine de l’olympisme qui germe dans sa tête depuis 2008 et les Jeux de Pékin. « J’avais vu, à l’époque, cette équipe de France. Avec les deux frères Jeannet, Jean-Michel Lucenay et Ulrich Robeiri (ils avaient remporté l’or par équipes, NDLR). Moi j’avais commencé l’escrime depuis deux ans et cela me faisait rêver. »
En 2014, quand il pose ses valises à Rodez pour tenter de faire carrière en Métropole, il avait en tête ce rêve olympique qui se présente à lui aujourd’hui.

 

Un travail physique

Dès sa rentrée en septembre, son rêve de gosse va se transformer en ambition, cette fois bien réelle. « L’objectif, c’est de réaliser de bonnes performances lors des manches de coupe du monde, explique Aymerick Gally. Ce sont ces compétitions qui entreront en compte pour la qualification olympique. Sur douze membres du groupe France, seuls quatre seront sélectionnés pour les Jeux. »
Et seuls les trois premiers sont sûrs d’être titulaires, le quatrième étant remplaçant. Inutile de préciser qu’Aymerick vise une place dans le trio…
Et pour ça, il peut paradoxalement compter sur l’expérience acquise lors d’une saison 2018-2019 chaotique, tronquée par des blessures. « J’ai finalement énormément appris sur moi, pose l'épéiste. Le domaine que je dois améliorer, c’est le physique et c’est en ce sens que j’axe mon travail. »
Près de deux mois de convalescence en début d’année 2019 et des réflexions qui lui auront permis de se relancer, comme il l’a fait en mai lors du Challenge SNCF, manche de la Coupe du monde à Paris. Il y atteint alors les quarts de finale, seul Français dans ce cas de figure. Un sacré coup pour lui qui était un grand espoir de l’escrime avec son titre de champion d’Europe par équipes en 2017.
Statut confirmé ensuite en 2018 et son passage chez les seniors avec une sélection aux championnats du monde avec l’équipe de France.
Aymerick Gally est en marche, et il ne compte pas s’arrêter.