Ariane Klotz poursuit son rêve américain

24/04/19
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Ariane Klotz poursuit son rêve américain

La golfeuse calédonienne a terminé sa troisième année au sein de l’Université du Delaware dans le Nord-Est des États-Unis. Une nouvelle saison au sein de l’équipe des Blue Hens qui a permis à Ariane Klotz de progresser encore davantage.

CTOS PORTRAIT KLOTZ CAA
Ariane Klotz, ici lors du championnat de sa conférence CAA en Caroline du Nord.

75 coups par parcours en 2017, 74 en 2018 et maintenant 73 en 2019… la moyenne annuelle d’Ariane Klotz, bientôt 21 ans, ne s’arrête pas de chuter au fil du temps et sa progression semble ne pas vouloir baisser en intensité.

En trois ans au sein de l’équipe universitaire des Blue Hens (les « poules bleues » en anglais), l’ancienne joueuse de la Ouenghi n’est plus la même. Déjà parce qu’elle a désormais un petit accent américain lorsqu’elle parle en Français. « C’est normal, je parle tout le temps en anglais, s’amuse la golfeuse. Mais une fois de retour en Calédonie, il disparaît au bout de quelques jours (rires). » Voilà pour l'anecdotique.

Le second changement, c’est que la Cagou est désormais une joueuse solide du circuit universitaire. Et cette progression dans son jeu, c’est ce qu’elle était venue chercher en partant pour les États-Unis en 2016. « C’est le seul endroit où on peut faire des études et du golf, explique Ariane. Si j’étais partie en France, j’aurais dû choisir entre les deux. » Et elle n’est pas déçue de son choix. « Le niveau est très relevé. Je me suis vite rendu compte que je n’avais plus le statut dont je bénéficiais en Calédonie, où je gagnais presque tous les tournois. Les joueuses sont bien plus fortes que moi et c’est bien pour évoluer. »

Cette saison, elle aura disputé neuf tournois avec son équipe avec des cartes qui, en moyenne, tournaient autour du par. Seule petite ombre au tableau, ce premier tour du championnat de sa conférence, qui regroupe une dizaine d’universités de l'Est des États-Unis, au début du mois d’avril à Newport (Caroline du Nord). Elle y a rendu une carte de 84 (+12) au premier tour avant de se ressaisir (75 et 73). « Je n’explique toujours pas ce mauvais jour, avoue Ariane. C’est dommage parce que ma plus mauvaise carte était de 76 avant ce tournoi. »

 

Métropole, Irlande et Samoa

Au final, elle se place 10e du championnat féminin de la Colonial Athletic Association (CAA), la conférence de son université. Mais les trois jours de compétition ont permis à son équipe de récupérer le titre de vice-championne 2019.

Désormais, Ariane peut se tourner tranquillement vers sa prochaine saison. Sans doute la plus importante puisque ce sera la dernière avec les Blue Hens, le cursus universitaire américain ne durant que quatre ans. « Je ne sais pas encore ce que je vais faire ensuite, raconte la joueuse qui tentera de décrocher son diplôme en ingénierie civile. Je pense continuer avec un master, mais peut-être en France. Puis tenter de percer en tant que professionnelle après mes études. Rien n’est décidé, je choisirai le moment venu. »

Avant cela, les vacances seront bien chargées pour elle puisqu’elle sera alignée au championnat de France amateur dames, la Coupe Gaveau, au mois de juin avant un passage en Irlande pour le British Amateur. Et puis, il sera temps de revenir sur le Caillou avec l’envie d’aller aux Samoa pour les Jeux du Pacifique. Elle aura d’ailleurs une revanche à prendre après une médaille de bronze amère lors de l’édition 2015 en Papouasie.