Alexis Mathieu, des tatamis de Koumac aux podiums nationaux

6/03/19
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À 19 ans, l’ancien judoka du Seidokan Koumac continue sa progression. Au début du mois de mars, il a remporté sa deuxième médaille d’argent aux France juniors et se projette déjà vers sa vie chez les seniors.

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Crédit photo : JCCMM

Le moment est aigre-doux pour Alexis Mathieu. Oui, il y a eu, lors des championnats de France juniors qui se sont déroulés le premier week-end de mars à Villebon-sur-Yvette (Essonne), un titre de vice-champion national dans la catégorie des -90 kg, le même que la saison dernière. Mais il y a également eu cette blessure à l’épaule, contractée au début de la finale et qui l’a poussé à l’abandon. « Je ne connais pas encore exactement la gravité, expliquait juste après la compétition le judoka du JC Chilly-Mazarin Morangis (Essonne). Mais si j’ai besoin d’une opération, je pourrais être absent au moins trois mois. »

Un coup dur, mais pas un coup d’arrêt pour celui qui a été formé dans le Grand Nord. D’autant que son année s’annonce encore une fois bien chargée. « Je ne sais pas encore si je vais pouvoir participer aux prochaines manches de la Coupe d’Europe (en avril et en mai, NDLR), mais je garde l’objectif d’être présent lors des Championnats d’Europe en septembre en Finlande. » Une préparation qui l’empêchera de participer aux Jeux du Pacifique à Apia en juillet.

Mais cette année sera d’autant plus particulière que ce sera la dernière en juniors pour Alexis qui passera à la catégorie senior la saison prochaine.

Une maman olympique

Il y a déjà goûté en février avec une sélection en bleu lors de l’Open de Paris où il a passé le premier tour, mais aussi avec une médaille de bronze en novembre dernier lors des Championnats de France senior. Un niveau qu’il connaît également bien car il le côtoie désormais tous les jours à l’Insep. Arrivé depuis la rentrée métropolitaine de septembre, après avoir évolué dans les pôles espoir de Nice et de Marseille, Alexis Mathieu y suit des cours en Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives), en plus de ses 20 heures d’entraînement hebdomadaires. Il est d’ailleurs en cours avec le nageur Maxime Grousset. Mais il devrait « changer l’an prochain pour des études de commerce ».

Quoi qu’il en soit, il profite des infrastructures de l’Insep mais également de la présence de nombreux membres de l’équipe de France. « Je m’entraîne notamment avec Axel Clerget, raconte Alexis. C’est le meilleur Français de la catégorie des -90 kg. Il était quatrième lors des derniers Mondiaux. »

De quoi booster encore un peu plus le Cagou qui avait déjà bien pris le pli alors qu’il était à Koumac. « Si j’en suis là, c’est avant tout grâce à mes parents, reconnaît le judoka. Ils étaient mes coaches au Seidokan Koumac et m’ont bien conseillé et accompagné lors de mon départ pour la Métropole quand j’avais 15 ans. » Il faut dire que sa mère n’est pas une inconnue des tatamis puisqu’il s’agit d’Alice Dubois, épouse Mathieu. Elle a été deux fois championne d’Europe (1993 et 1996) avant de participer aux Jeux olympiques d’Atlanta en 1996, où elle avait fini 5e en 66 kg. Alexis Mathieu a donc de qui tenir.

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Crédit photo : JCCMM