Suzanne Wahngog, graine de championne

6/10/17
A
 

17 ans, un sourire timide, cette jeune lycéenne en bac pro à Petro-Attiti se transforme dès qu’elle est sur l’eau, une rame à la main. Vice-championne du monde de va’a longue distance en juin dernier, elle a repris le cours de sa vie, entre entraînements et études. Rencontre.

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On découvre réellement le nom de Suzanne lors de sa première grande compétition internationale en 2015, lors des Jeux du Pacifique en Papouasie, où, avec l’équipe de Calédonie, elle décroche, en V6, l’argent sur 1 500 m et le bronze sur 500 m et en longue distance.

En individuel, elle fait ses preuves avec une belle 5e place lors des mondiaux de vitesse en Australie en 2016. Et bien sûr ce titre de vice-championne du monde longue distance 2017 à Tahiti…

« Les conditions étaient assez dures, avec beaucoup de vent, mais j’ai l’habitude ici à l’entraînement, explique Suzanne. Les autres équipes, tahitiennes et néo-zélandaises, étaient très fortes. Mais mon atout est que je suis plus à l’aise sur les longues distances. »

Suzanne fait du va’a depuis l’âge de 9 ans. « J’ai commencé en accompagnant une copine au club des Piroguiers du Mont-Dore et ça m’a plu tout de suite, explique-t-elle. J’aime l’esprit de cohésion et la sensation de glisse sur ma pirogue. »

La jeune rameuse s’entraine tous les soirs. C’est intense « mais quand on est passionné, on est toujours prêt. »

La suite du programme ? Les prochains championnats du monde de vitesse en 2018, à Tahiti. Avec, pour objectif, un podium à la clé et, pourquoi pas, la plus haute marche…