Le début d’une nouvelle ère pour Enzo Hilaire

7/09/15
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Enzo HilaireEnzo Hilaire a quitté Marseille et le soleil du Sud de la France pour les installations de l’Institut national du judo et l’Insep à Paris (INJ). Avec l’ambition de porter un jour la tunique bleue de l’équipe de France. Nous l’avons rencontré en début de semaine, pour sa rentrée.

Pas très bavard devant un micro le Enzo. Plutôt du genre à se consacrer à son judo. Pas plus mal quand on vit, mange et dort pour son sport. À 19 ans, l’étoile montante du judo calédonien fait ses classes en métropole depuis trois ans. Du chemin, ou plutôt des kilomètres, Enzo en a parcouru depuis ses débuts, à l’âge de 4 ans, en Calédonie. Arrivé en France et à Grenoble en 2012, il intègre en septembre 2013 le Pôle France à Marseille, et vient tout juste de faire sa rentrée, le 1er septembre, à l’Institut National du Judo (INJ), Porte de Châtillon. Après l’OM, le voici au Sucy Judo Club.

Deux fois plus d’entraînement

Une nouvelle étape qu’Enzo doit, en partie, à sa place sur le podium des championnats de France juniors, en mai dernier, à Lyon. « Cette perf n’a pas « tout » changé, mais elle a contribué à m’ouvrir les portes de l’INJ », concède-t-il. Reconnaissant ne pas accorder d’importance « au soleil de la Méditerranée » qu’il quitte « pour la grisaille de Paris. » Et d’insister : « Je n’ai pas d’attaches en France, je ne pense donc qu’au judo. » Dans un mois, il fera sa rentrée en CFA au Parc des Princes, où il y passera son BPJS, histoire de vivre encore plus pour et par son sport.

Dès sa première journée à l’INJ, Enzo a reçu son emploi du temps. Chargé forcément. Plus encore qu’auparavant même. « À Marseille, je m’entraînais 4 heures deux fois par semaine, et deux heures les trois autres jours. Là, je passe à quatre heures tous les jours, sans compter les week-ends de compétition. »

Les JO dans un coin du rêve

S’il n’a pu encore mesurer les changements que cette nouvelle charge d’entraînement va lui apporter, en technique et en puissance, Enzo sait déjà tout le bénéfice qu’il va en tirer. « Je vais avoir des adversaires plus costauds aux entraînements, je vais obligatoirement franchir un cap, » glisse-t-il. En jurant qu’il ne s’attarde pas à s’émerveiller devant les installations de l’INJ, ni celles de l’Insep, temple du sport français où s’entraînent les plus grands judokas.

Des exemples que le Cagou aimerait suivre bien entendu. Fin août, il a évidemment suivi les Mondiaux au Kazakhstan. « J’ai regardé quelques combats, observé les résultats des Français, mais sans plus, car je préfère et de loin être acteur que spectateur », souffle-t-il. Dans un an, l’équipe de France traversera l’Atlantique pour les Jeux Olympiques de Rio. Un rendez-vous qui fait rêver Enzo Hilaire. Lequel préfère néanmoins rester lucide. « Je ne pense pas à Rio, car c’est trop tôt. Les Jeux, j’en rêve, mais sur le long terme. Pas avant 2020… ou plus tard. »

En 1re division cette saison

Barré en Bleu par les monstres que sont Alain Schmidtt et Loïc Pietri (-81 kilos comme lui), le Calédonien va avant toute chose se mesurer à ses adversaires sur le circuit du Championnat de France de 1re division 2015-2016, avec une à deux compétitions par mois. Qu’il entrecoupera de ses traditionnelles vacances au pays, pour les fêtes de fin d’année. « Pour revoir ma famille et la mer… »

On le quitte avec une dernière question. Facile : OM ou PSG ? « Je ne suis pas le foot. Et puis j’ai été un judoka de l’OM et je suis aujourd’hui dans un club financé par le PSG. Mais… J’ai tellement kiffé mon club à Marseille que je vais être obligé de dire l’OM ! »