Le financement sportif État fait sa révolution

A
 

Le système de financement du sport par l’État fait sa révolution

Cette année marque le début du changement dans le mode de financement par l’État des associations sportives. Un système où les fédérations ont une place plus centrale.

Sports

C’était le 24 avril dernier, l’Agence nationale du sport (ANS) a vu le jour pour remplacer le Centre national pour le développement du sport (CNDS). Et, première évolution, le système de financement des associations sportives, c’est-à-dire des ligues, comités ou des clubs.

Désormais, c’est vers les fédérations Françaises de tutelle qu’ils devront se tourner pour leurs demandes, et non plus vers les directions de la jeunesse et des sports (DJS).

« C’est une nouvelle façon de faire, prévient Pierre Forest, directeur de la DJS en Calédonie. Les fédérations lancent en ce mois de mai leur campagne auprès de leurs ligues, comités et clubs affiliés. » Et c’est sur la base des projets rentrant dans le cadre des Plans sportifs fédéraux que les structures seront financées.

Sur le plan strictement monétaire, cette modification n’impacterait pas les sommes versées en théories. « L’Agence nationale du sport s’est basée sur les subventions de 2018 pour celle de cette année. » Encore faut-il que les clubs et ligues ou comités régionaux concernés fassent les démarches en temps et en heure via leur compte asso, une nouvelle procédure moins directe et une nouvelle gymnastique administrative. « Je ne me fais pas trop de soucis pour les ligues, expose Pierre Forest. Elles ont des bureaux qui ont les compétences, avec des secrétaires. Mais pour les petits clubs, en tribu par exemple, cela risque d’être un peu plus compliqué. Ce que je vais proposer, c’est que les ligues aident ces petites structures dans leurs démarches auprès des fédérations. »

Part territoriale

Mais toutes les disciplines ne sont pas concernées pour le moment. Ce sont 28 fédérations qui se sont portées volontaires pour utiliser ce système dès 2019. Les autres intégreront en 2020.

En Nouvelle-Calédonie, ce sont ainsi 26 disciplines qui n’adresseront pas leurs demandes à leurs fédérations de tutelle, car ces dernières ne sont pas volontaires pour 2019. Cette année, c’est donc encore par les DJS et la commission territoriale du CNDS que cela passera.

Oui mais voilà, le gâteau est bien plus petit pour elles cette fois. « L’ANS nous impose la création de 25 nouveaux sports emplois, contre moins de cinq par an habituellement (Il y en aura donc 35 au total cette année en comptant les 10 déjà existants, NDLR). Et forcément, cela se financera sur la part territoriale du budget. Donc c’est tout cela de moins pour les associations. Même si, au final, les sports emplois bénéficieront au développement du sport. »

recherche-financements-pt

 

Les fédérations candidates au nouveau système, et présente en Calédonie 

Comité National olympique et sportif

Fédération d’athlétisme

Fédération d’aviron

Fédération de badminton

Fédération de canoë-kayak

Fédération de cyclisme

Fédération de kick-boxing, muay thai et DA

Fédération d'haltérophilie et de musculation

Fédération d’équitation

Fédération de football

Fédération de gymnastique

Fédération de handball

Fédération de judo, ju-jistu, kendo et DA

Fédération de montagne et d’escalade

Fédération de natation

Fédération de pétanque et de jeu provençal

Fédération de rugby

Fédération de surf

Fédération de tennis

Fédération de tir à l’arc

Fédération de vol libre

Fédération de volley-ball

Union sportive de l’enseignement du premier degré (Usep)